PSYCHO : L’enfant malade et l’animal de compagnie

Avoir un animal de compagnie est souvent source de travail et de contrainte pour nous parents, mais il en est tout autrement pour notre enfant.
Pour ce dernier, l’animal de compagnie et un partenaire idéal de jeux, de confidence, de soutien et de réconfort.
Souvent présent à la demande et très réceptif aux émotions de nos chérubins, cet être d’une autre espèce devient parfois le meilleur médiateur dans le rapport que l’enfant a avec le monde.
L’enfant malade qui souffre dans sa chaire voit son rapport avec la société, complètement transformé. Parfois les frustrations et les émotions sont si grandes et profondes que les mots n’ont pas la portée nécessaire pour les exprimer. Alors l’animal de compagnie devient le partenaire de dialogue le plus approprié, parce qu’il ressent le bouleversement intérieur de l’enfant et leur « langage » non verbal, mais tissé d’émotion, permet à ce dernier de ne pas se renfermer sur lui-même et de maintenir tout en douceur la communication verbale avec son environnement immédiat. L’animal de compagnie n’est pas un thérapeute, mais il peut être une béquille pour l’enfant malade et peu améliorer son état de santé.

En 2003, une étude a abouti à des conclusions étonnantes. Les propriétaires d’animaux de compagnie, tous âges confondus, seraient en meilleure santé que les non-propriétaires.
Même si d’autres études devront compléter ces données, il est maintenant établi que vivre aux côtés d’un animal de compagnie aurait des impacts positifs directement pour notre santé.

L’animal est reconnu comme un facteur du développement de l’enfant, malade ou pas et un élément structurant de la personnalité des jeunes. S’occuper d’un animal de compagnie développe en effet le sens des responsabilités et de l’attention aux autres.

Article de Valérie NOIRAN, psychologue de l’APIPD

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